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L’Association des droits de l’homme d’Espagne dénonce le harcèlement contre Victoire Ingabire et exige que votre sécurité soit garantie immédiatement

18/06/2020

Victoire Ingabire Umuhoza, chef du parti d’opposition des Forces démocratiques unifiées depuis 2006, a été convoquée aujourd’hui pour interrogatoire pour collaboration présumée avec le groupe armé.

Le 13 juin, la police a fouillé son domicile pendant des heures, ainsi que celui de l’opposant Bernard Ntaganda également, confisquant leurs ordinateurs, téléphones et fichiers informatiques, et les gardant au secret jusqu’au lendemain.

Ce n’est pas la première fois que des chefs de l’opposition sont faussement accusés

Rwanda, de faire semblant d’attaquer le gouvernement et de renverser l’ordre.

Cependant, Victoire Ingabire a démontré son ferme attachement à une paix durable dans le pays et dans le reste de la région des Grands Lacs.

Ses critiques contre le gouvernement actuel et ses activités en faveur de la réconciliation lui ont coûté un premier exil puis une prison, où elle a été détenue pendant plus de 8 ans pour «exaltation du terrorisme», dans un procès criblé d’irrégularités et dépourvu des garanties judiciaires minimales.

En fait, la Cour africaine des droits de l’homme a jugé, dans son jugement rendu en novembre 2017, que leurs droits à la liberté d’opinion et d’expression avaient été violés, et a exigé que le gouvernement rwandais les libère.

Bien qu’elle ait finalement été graciée et libérée en septembre 2018, elle a continué depuis d’être harcelée et persécutée.

L’engagement de Victoire Ingabire en faveur des processus de paix et de dialogue a été reconnu par l’Association espagnole des droits de l’homme, qui lui a décerné le Prix international des droits de l’homme en décembre 2019.

Ces événements se déroulent dans un contexte de criminalisation par le gouvernement rwandais, qui a entraîné de graves violations des droits de l’homme, telles que des arrestations arbitraires et des disparitions forcées d’opposants politiques, de journalistes, de défenseurs et de militants.

Un exemple est Kizito Mihigo, victime du génocide et artiste rwandais de renom, qui depuis qu’il a sorti une chanson critiquant le gouvernement en 2014, continue d’être persécuté par les autorités.

Il a d’abord été arrêté, puis condamné à 10 ans de prison pour complot, et enfin gracié aux côtés de Victoire et d’autres prisonniers.

Le 17 février, M. Mihigo est décédé en garde à vue, après avoir été arrêté pour son intégration présumée dans une milice.

17 juin 2020